Une tortue marine nageant paisiblement dans les eaux claires de la Méditerranée.

À Hyères, le retour des tortues exige les bons réflexes

Depuis 2023, les plages d’Hyères accueillent régulièrement des tortues caouannes. Certaines sont observées près des côtes, souvent à la surface où elles remontent pour respirer. D’autres viennent pondre sur le littoral. Pour les personnes qui croisent leur route, sur le sable comme en mer, la consigne essentielle est de conserver une certaine distance afin de ne pas les perturber.

Cette présence récurrente place le littoral hyérois parmi les espaces directement concernés par la reproduction et la protection de cette espèce emblématique de Méditerranée. Les informations publiées par la Ville d’Hyères décrivent à la fois les menaces qui pèsent sur elle et les actions engagées par le Parc national de Port-Cros.

Une reproduction tardive qui fragilise la tortue caouanne

Grande voyageuse, la tortue caouanne (Caretta caretta) parcourt des milliers de kilomètres en Méditerranée. Sa reproduction est lente : les mâles atteignent leur maturité sexuelle vers 20 ans et les femelles vers 30 ans. Ce calendrier tardif limite sa capacité à renouveler rapidement sa population.

L’espèce reste aussi exposée aux activités humaines. Le document municipal cite les captures accidentelles dans les filets de pêche, les accrochages par des hameçons et l’ingestion de sacs plastiques. Sur les plages de ponte, les perturbations peuvent également compromettre le parcours des tortues et de leurs jeunes.

À Hyères, le retour des tortues exige les bons réflexes

Le retour observé depuis 2023 constitue donc un signe suivi avec attention, sans garantir à lui seul une amélioration durable de la situation. Chaque ponte dépend notamment de la préservation des plages sableuses utilisées pour la reproduction.

Les plages des Îles d’Or intégrées au projet CARET

Le Parc national de Port-Cros coordonne le projet CARET, consacré à la conservation et à la restauration des écosystèmes de la tortue caouanne. Lauréat de l’appel à projets Mission Nature/Loto de la Biodiversité, ce programme doit être déployé de 2026 à 2028.

Les opérations annoncées concernent les plages sableuses de l’ensemble du territoire du Parc national, sur les Îles d’Or comme sur le continent. Ces espaces sont présentés comme essentiels à la reproduction de l’espèce.

À Hyères, le retour des tortues exige les bons réflexes

Les équipes du Parc et des associations telles qu’Explore & Preserve assurent par ailleurs une surveillance attentive des nids. L’objectif est de donner aux jeunes tortues les meilleures chances de rejoindre la mer sans être dérangées.

Observer une tortue sans réduire ses chances

Les campagnes locales de sensibilisation rappellent les gestes à adopter lors d’une observation en mer, sur une plage ou à proximité d’une ponte. Le point explicitement indiqué par la source est simple : garder ses distances.

Cette retenue évite d’ajouter une perturbation à une phase déjà vulnérable du cycle de reproduction. Le contenu publié ne fournit toutefois aucun numéro de signalement ni protocole détaillé : il ne faut donc pas improviser une manipulation ou une intervention auprès de l’animal.

À Hyères, le retour des tortues exige les bons réflexes

Les martinets révèlent une autre biodiversité fragile

À Hyères, la biodiversité suivie autour du Parc national de Port-Cros ne se limite pas au milieu marin. Les martinets noirs (Apus apus), arrivés fin mars avant de repartir vers le sud de l’Afrique, passent jusqu’à dix mois par an en vol et peuvent dépasser 200 km/h. Ils capturent quotidiennement des milliers d’insectes volants, notamment des moustiques.

Ces oiseaux nichent désormais surtout dans les cavités des bâtiments anciens. Les rénovations, l’isolation thermique et le rebouchage des ouvertures peuvent supprimer leurs sites de couvaison. Espèce protégée en Europe, le martinet fait l’objet à Hyères d’un recensement mené par des bénévoles depuis 2019, de juin à juillet, avec la Ligue pour la protection des oiseaux.

La charte municipale de rénovation interdit la destruction des nids et mentionne les sanctions encourues. Lorsque des travaux affectent un abri, des nichoirs spécifiques ou de petits tunnels réservant l’accès aux martinets peuvent être installés.

Source: Ville dHyeres

Commentaires

Pas encore de commentaires. Soyez le premier !
Rédaction jouerparler.fr

Rédaction jouerparler.fr

Rédaction jouerparler.fr assure la revue editoriale, la verification des sources et la clarte des informations publiees par jouerparler.fr.

Plus d'histoires