Gros plan sur plusieurs loups gris attentifs regardant dans la même direction en forêt.

À Rennes, les éleveurs face aux règles sur le loup

En Bretagne, la présence du loup reste ponctuelle mais elle impose déjà un cadre précis pour les éleveurs. L’Office français de la biodiversité (OFB) suit l’espèce et applique toujours, en attendant un nouvel arrêté ministériel, les règles fixées en février 2024.

En Ille-et-Vilaine, aucun constat ouvrant droit à indemnisation n’a été enregistré à ce stade. Des signalements existent, sans prédation confirmée sur des animaux domestiques, contrairement aux trois autres départements bretons où les constats progressent.

L’arrêté de 2024 reste la règle tant que le texte de 2026 manque

Le loup est une espèce protégée, dont l’Union européenne impose le maintien dans un bon état de conservation. La gestion française prévoit néanmoins des dérogations pour permettre la protection des troupeaux.

L’arrêté ministériel du 21 février 2024 demeure appliqué, faute de publication du texte attendu pour 2026. Il autorise, sous conditions, des tirs dérogatoires pouvant porter sur 19 % de la population estimée, soit 205 animaux. L’estimation nationale communiquée par l’OFB est de 1 082 loups.

Ce plafond ne correspond pas à une autorisation générale de tir : il s’inscrit dans un dispositif destiné à concilier le statut de protection de l’espèce et la défense des élevages.

À Rennes, les éleveurs face aux règles sur le loup

L’OFB fournit les données qui guident les décisions de l’État

Établissement public placé sous la tutelle des ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique, l’Office français de la biodiversité assure la police de l’environnement, le suivi scientifique des espèces et l’accompagnement des collectivités.

Pour le loup, son rôle consiste notamment à recueillir les indices de présence et à estimer la population. L’OFB utilise une méthode de capture-marquage-recapture, reposant principalement sur les données génétiques et le taux de survie de l’espèce.

En Bretagne, quatre profils génétiques ont été identifiés avec certitude. L’un des animaux est mort en 2024, probablement après une collision routière. Trois profils relevaient d’une lignée germano-polonaise et le quatrième d’une lignée italo-alpine. Ces données ne permettent pas de chiffrer précisément le nombre de loups ayant circulé dans la région. Elles s’inscrivent dans un contexte plus large de présence du loup autour de Rennes.

Des aides graduées selon les communes et les prédations

Les préfets peuvent classer les communes dans des cercles définis à partir des constats de prédation attribuables au loup lors des années précédentes. Ce classement détermine les protections pouvant être financées.

À Rennes, les éleveurs face aux règles sur le loup

En Ille-et-Vilaine, le cercle 3, le niveau minimal, est en vigueur. Il peut ouvrir des aides pour acquérir des chiens de protection, tels que des patous, des bergers d’Anatolie ou des mastins du Portugal. Le cercle 2 peut permettre le financement de clôtures ; le cercle 1 comprend aussi des aides liées à la présence de bergers.

Une installation durable n’est pas exclue en Ille-et-Vilaine

Selon l’OFB, aucun obstacle particulier ne s’oppose à une installation durable du loup dans le département. L’espèce peut s’adapter à des habitats très variés, des espaces périurbains et céréaliers aux forêts et aux montagnes, et son alimentation va des campagnols aux cerfs.

La prochaine évolution réglementaire dépend désormais de la publication de l’arrêté ministériel de 2026. D’ici là, les décisions de gestion et les dispositifs de protection des troupeaux restent encadrés par le texte de 2024.

Source: Rennes Ici

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