Samedi 24 octobre, le stade Mayol a vécu un moment à part. Un an jour pour jour après la disparition d’André Herrero, la Ville de Toulon a inauguré le parvis André-Herrero et la tribune Éric-Melville, en présence des familles des deux hommes et de la maire Josée Massi.
Deux noms gravés dans le béton de Mayol
Le parvis situé entre les tribunes Delangre et Lafontan porte désormais le nom d’André Herrero. Une tribune du stade est dédiée à Éric Melville, disparu prématurément en 2017 à l’âge de 55 ans. « Il y a des noms qui ne s’effacent pas d’un stade », a souligné Josée Massi lors de l’inauguration.
Les deux hommes ne appartenaient pas à la même génération. Leurs trajectoires se croisent pourtant sur l’essentiel : une intensité rare, une autorité naturelle et un engagement total sous le maillot rouge et noir, à une époque où le rugby se jouait encore à quinze sans remplaçant.

André Herrero, le troisième ligne devenu président
Surnommé « Le Grand », André Herrero a été joueur, entraîneur puis président du Rugby Club Toulonnais. International français à 22 reprises, il a porté le club jusqu’aux finales du championnat de France en 1968 et 1971, et remporté le Challenge Yves-du-Manoir en 1970.
Les plus anciens se souviennent de la finale de 1970 contre l’AS Béziers. Blessé sur la première touche, deux côtes cassées, il était revenu sur le terrain pour terminer la rencontre. « Son regard bleu acier donnait tout de suite envie de le suivre. C’était tous derrière et lui devant », a décrit la maire de Toulon.

Comme président, il a conduit les Rouge et Noir au titre de champion de France en 1992, avec un certain Éric Melville en numéro 8.
Éric Melville, le Sud-Africain devenu Toulonnais
Né au Cap, Éric Melville s’était imposé au fil des saisons comme l’un des visages marquants du RCT. « Le plus français des Sud-Africains » a participé aux conquêtes des titres de champion de France de 1987 et 1992, et a été sélectionné six fois en équipe de France.

Au-delà de ses performances, il a symbolisé la capacité du club à rassembler des hommes venus d’horizons différents. Il était devenu une figure tutélaire pour les jeunes joueurs sud-africains venus tenter leur chance sur les bords de la rade.
Une mémoire collective ancrée dans le stade
En donnant le nom d’André Herrero au parvis, « ce sont des milliers de spectateurs, des joueurs et des enfants qui vont passer devant et qui sauront qui il était », a déclaré Josée Massi. Les supporters chanteront désormais sous le nom d’Éric Melville.
Ce samedi soir, les joueurs de l’équipe Une ont accompagné l’hommage d’une victoire bonifiée contre la Section Paloise. Une manière de prolonger, sur le terrain, l’héritage de deux hommes qui ont fait entrer Mayol dans la légende du rugby français.
Source: Ville de Toulon
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Cet article s'appuie sur la publication officielle de la Ville de Toulon relatant l'inauguration du 24 octobre à Mayol.
- Date et lieu de l'inauguration vérifiés dans la source municipale
- Noms des deux figures du RCT et des lieux inaugurés conformes à la source
- Citations de Josée Massi reprises telles que publiées
- Palmarès et sélections internationales issus du texte source
- Source
- Ville de Toulon
- Portée
- Toulon, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France
- Mis à jour
- 2026-10-26 18:55
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