Le moustique tigre est désormais implanté dans tous les départements franciliens. Plus de 82 % des habitants d’Île-de-France vivent dans une commune colonisée, selon les informations relayées par la Ville de Cergy. Son élimination totale n’est plus considérée comme possible, mais chacun peut freiner sa prolifération en supprimant les petites réserves d’eau stagnante.
La vérification doit être répétée chaque semaine sur les balcons, terrasses et dans les jardins. Quelques millimètres d’eau suffisent à former un gîte de ponte et à permettre le développement des larves. La rédaction de jouerparler.fr a organisé ici les consignes diffusées par la Ville de Cergy et attribuées à l’ARS Île-de-France.
À faire chaque semaine :
- vider les coupelles placées sous les pots de fleurs ;
- retourner ou ranger les seaux et récipients extérieurs ;
- retirer les objets susceptibles de retenir l’eau de pluie ;
- nettoyer les gouttières ;
- couvrir les récupérateurs d’eau avec une moustiquaire ;
- entretenir les jardins, balcons et terrasses.
Une implantation durable dans toute l’Île-de-France
La présence du moustique tigre ne se limite plus à quelques secteurs isolés. L’espèce est signalée dans l’ensemble des départements franciliens et son implantation est décrite comme durable. Le chiffre de 82 % correspond à la part des habitants vivant dans des communes considérées comme colonisées ; il ne signifie pas que chaque logement abrite nécessairement le moustique.
Cette diffusion explique la vigilance active mise en place à l’échelle régionale par l’ARS Île-de-France. En milieu urbain, la prévention repose largement sur l’élimination régulière des gîtes de ponte situés autour des habitations.

Les signes distinctifs à observer
Le moustique tigre est plus petit qu’une pièce de 1 centime. Son corps et ses pattes portent des rayures noires et blanches, tandis qu’une ligne blanche est visible sur son thorax. Son vol est décrit comme lent et silencieux.
Il se distingue aussi des moustiques communs par son activité principalement diurne. Les piqûres surviennent notamment tôt le matin, en fin d’après-midi et au crépuscule, alors que d’autres espèces piquent surtout la nuit.
Coupelles, gouttières et récupérateurs sous surveillance
La femelle n’a pas besoin d’une mare ou d’un grand bassin pour pondre. Une coupelle oubliée, un seau exposé à la pluie, une gouttière mal évacuée ou un objet creux peuvent retenir suffisamment d’eau pour accueillir des larves.
Vider ces contenants une seule fois dans la saison ne suffit pas. La recommandation municipale prévoit un contrôle hebdomadaire, y compris pour les espaces extérieurs de petite taille. Les récupérateurs d’eau doivent être fermés à l’aide d’une moustiquaire afin d’empêcher l’accès des moustiques.

Des piqûres à limiter sans alarmisme
Le moustique tigre peut transmettre la dengue, le chikungunya et le Zika, des maladies virales regroupées sous le terme d’arboviroses. En Île-de-France, la majorité des cas observés sont importés par des personnes revenant de régions tropicales où ces virus circulent. Des cas autochtones ont néanmoins déjà été documentés, ce qui confirme la possibilité d’une transmission locale.
Les symptômes mentionnés comprennent une fièvre plus ou moins élevée, des douleurs articulaires ou musculaires, de la fatigue et, parfois, des éruptions cutanées ou des troubles digestifs. La présence régionale du moustique ne signifie toutefois pas que chaque piqûre transmet une maladie.
Vêtements clairs, moustiquaires et répulsifs adaptés
À l’extérieur, des vêtements amples, couvrants et clairs réduisent les zones de peau exposées. Des moustiquaires peuvent être installées aux fenêtres ou autour des lits ; elles sont particulièrement utiles pour les nourrissons, les jeunes enfants et les personnes vulnérables.
Les répulsifs et produits antimoustiques doivent être adaptés à leur utilisateur et employés conformément aux recommandations des professionnels de santé. Cette précaution concerne notamment les femmes enceintes et les personnes fragiles.
Une photographie avant le signalement officiel
Les observations des habitants complètent la surveillance menée dans la région. En cas de suspicion, il est conseillé de prendre une photographie nette de l’insecte et d’éviter de l’écraser, afin de conserver les éléments permettant son identification. Le signalement peut ensuite être déposé sur la plateforme officielle consacrée au moustique tigre.
Source: Ville de Cergy
Contexte et actions A propos de cet article
Source et verification Traçabilité des informations
Les chiffres, risques sanitaires et gestes préventifs présentés reprennent les informations publiées par la Ville de Cergy et attribuées à l’ARS Île-de-France.
- Contrôle du chiffre de 82 % d’habitants vivant dans des communes colonisées.
- Vérification de la présence annoncée dans tous les départements franciliens.
- Relecture des signes d’identification et des gestes hebdomadaires recommandés.
- Distinction conservée entre cas importés et transmissions locales documentées.
- Source
- Ville de Cergy
- Portée
- Île-de-France
- Mis à jour
- 2026-08-18 19:31
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