Une aire de jeux pour enfants avec toboggan dans une cour d'école moderne.

À Montpellier, les cours d’école reprennent vie sous le béton

À Montpellier, une bande dessinée explique aux enfants ce qui se passe lorsqu’une cour d’école perd son béton et retrouve du sol, des plantes et de la biodiversité. Intitulée « Le dessous de ma cour d’école », elle accompagne la thèse de Louise Eydoux, post-doctorante au Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive (CEFE), rattaché au CNRS.

Les écoles concernées par l’étude

Le travail scientifique a été mené dans des cours d’école de Montpellier, Sussargues, Saint-Jean-de-Védas, Montbazin et Agde. Les premiers concernés sont les enfants, les équipes pédagogiques et les parents d’élèves, qui peuvent observer directement le retour du vivant dans les espaces scolaires.

Aucun calendrier de travaux, budget ou dispositif d’inscription n’est précisé dans les éléments présentés. La BD sert avant tout de support de vulgarisation pour rendre les résultats de la recherche accessibles au grand public.

À Montpellier, les cours d’école reprennent vie sous le béton

Du béton retiré à un sol de nouveau vivant

La désimperméabilisation consiste à enlever le béton afin de reconnecter la surface avec le sol et le sous-sol. L’eau peut alors s’infiltrer à nouveau, tandis que l’air, l’eau, la terre et les racines recommencent à échanger.

Après la démolition, le sol est décompacté et décapé. Comme il a été tassé pendant une longue période, il est ensuite mélangé avec une terre plus riche en matière organique afin de favoriser la croissance des végétaux.

À Montpellier, les cours d’école reprennent vie sous le béton

Une biodiversité visible en quelques années

La formation naturelle d’un sol demande normalement des décennies, voire des siècles. Dans les parcelles étudiées, Louise Eydoux a toutefois observé un retour de la vie en quelques années, notamment grâce à l’apport de terre végétale contenant déjà des micro-organismes.

En un an, certaines parcelles désimperméabilisées étaient déjà plus vivantes que les autres. Vers de terre, fourmis, champignons et bactéries participent au fonctionnement de cet écosystème souterrain. La végétalisation améliore aussi l’infiltration de l’eau et crée de nouveaux espaces pour la biodiversité.

À Montpellier, les cours d’école reprennent vie sous le béton

Une BD pour expliquer la recherche aux enfants

Les observations ayant principalement été réalisées pendant les vacances scolaires, Louise Eydoux et la dessinatrice Aline Faure ont souhaité expliquer le projet aux élèves. Le format permet de montrer les interactions entre les enfants, les plantes et les petites bêtes, mais aussi la vie invisible sous la cour.

Aline Faure s’est appuyée sur des photographies de cours d’école et de travaux de laboratoire. Elle a également effectué des repérages sur place pour imaginer une école servant de fil conducteur à la BD, avec des coupes du sol, des galeries, des racines et des micro-organismes.

Le projet est inscrit dans une convention de partenariat entre le CEFE, la Ville de Montpellier et Montpellier Méditerranée Métropole.

Source: En Commun – Montpellier

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